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29th EURASHE Annual Conference,

16-17 mai 2019, Budapest


L’événement a offert un certain nombre de séances plénières et, pour l’essentiel, des séances interactives parallèles portant sur divers aspects des thèmes choisis pour cette année. Gerald Bast, président de l’Université des arts appliqués de Vienne, a sévèrement averti l’auditoire qu’en cette période extrêmement critique, les universités doivent s’adapter ou périr et laisser les entreprises se charger de la formation des travailleurs pour les emplois de demain. Il a tracé l’avenir de l’enseignement supérieur où les programmes seront de plus en plus personnalisés, où la collaboration entre les établissements se développera au détriment de la concurrence et où les diplômes deviendront moins importants, car une majorité d’Européens de plus de 18 ans suivront une forme ou une autre d’enseignement supérieur.
D’autres exposés ont mis l’accent de façon récurrente sur une autre tendance en évolution : l’élimination des barrières disciplinaires vers des approches interdisciplinaires toujours plus nombreuses de l’apprentissage et de l’enseignement.
Certaines sessions interactives sur les emplois de demain ont invité les participants à réfléchir à la manière dont les universités devraient s’adapter au fait que le travail de demain exigera un mélange de compétences techniques, scientifiques et interpersonnelles, donc de compétences transversales (telles que définies, par exemple, par l’UNESCO), tandis que de nombreuses autres ont présenté des études de cas de programmes universitaires spécifiques mis en œuvre en Europe qui illustrent des modes dynamiques de cette adaptation (par exemple, en encourageant l’entrepreneuriat et l’innovation au niveau universitaire, en faisant appel aux IA pour former des étudiants à un entretien d’embauche).
D’autres sessions, sur les futurs étudiants, ont introduit de nouveaux concepts tels que l’apprentissage flexible basé sur l’approche de la salle de classe inversée et destiné aux étudiants à temps partiel qui permet jusqu’à 10 ans pour obtenir un diplôme (Pays-Bas), ou l’orientation de programmes destinés aux minorités ayant peu accès aux études supérieures qui encadrent et suivent les étudiants, du choix du domaine d’apprentissage à la recherche d’un emploi de qualité sur le marché du travail (Israël).
En ce qui concerne les futures universités, les sessions ont exploré, entre autres thèmes, la nécessité de créer des normes au niveau européen pour les diplômes numériques et la reconnaissance de l’apprentissage ouvert, et l’utilisation de la technologie (par exemple, un robot assistant enseignant, enseigner aux étudiants via la réalité virtuelle) qui va bientôt favoriser une culture technologique entière dans laquelle les étudiants seront imprégnés. Dans les nouveaux programmes d’apprentissage basés sur la technologie, les enseignants et les instructeurs n’agissent plus en tant que gardiens des connaissances à transmettre, car les étudiants ne sont plus intéressés par l’acquisition de connaissances instantanées (qu’ils peuvent trouver sur l’Internet). Au lieu de cela, les étudiants apprennent les uns des autres et les instructeurs deviennent des entraîneurs ou des formateurs qui guident les étudiants à travers des activités d’équipe dans lesquelles les étudiants doivent faire face à un défi spécifique. Il s’agit ici de la grande transition à laquelle les universités sont confrontées, de la transmission du savoir au développement des compétences.
Lors de la séance plénière de clôture, les intervenants ont souligné le fait que d’ici 2025, l’éducation en Europe sera devenue un processus flexible et permanent qui reposera en partie sur des microcrédits qui répondront aux besoins changeants des apprenants tout au long de leur vie professionnelle.