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Going Global 2019, the British Council conference for leaders of international education, May 13-15, 2019, Berlin

13-15 mai 2019

Au-delà de ces séances, le thème général choisi pour la conférence de 2019 était la diplomatie du savoir, sur la base d’un rapport rédigé pour le British Council par Mme Jane Knight (Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, Université de Toronto). Présentant le sujet lors de la séance d’ouverture, M. Knight a défini la diplomatie du savoir comme un concept émergent qui va bien au-delà de la compréhension commune du " soft power " pour l’internationalisation de l’enseignement supérieur. La diplomatie de la connaissance implique également la recherche et l’innovation et s’appuie sur les principes de négociation, de mutualité, de réciprocité et de collaboration entre de multiples acteurs, publics et privés. Son objectif général est d’exploiter le potentiel politique de l’éducation, de la recherche et de l’innovation internationales pour renforcer les relations internationales en vue de répondre aux défis mondiaux actuels, qu’aucun pays ne peut relever seul. Cette tendance s’incarne, entre autres, dans l’émergence de pôles éducatifs internationaux développés par des pays, des régions ou des villes dans le but de constituer " une masse critique d’acteurs de l’éducation/connaissances afin d’exercer une plus grande influence sur le nouveau marché éducatif et de renforcer les relations avec les partenaires internationaux ".
L’intervention de l’orateur principal lors de la séance plénière d’ouverture a été particulièrement frappante pour un événement de ce type, qui repose généralement sur un large consensus d’idées clés : James Bridle, auteur de New Dark Age : Technology and the End of the Future, a mis en garde le public contre les risques d’un environnement mondial aujourd’hui si dominé par une technologie dont si peu d’entre nous peuvent comprendre le fonctionnement. Avec un avenir qui semble de plus en plus difficile à prédire, l’homme devient esclave des systèmes informatiques et contrôlé par des algorithmes dont le seul but est de le pousser à acheter. De plus, les faits sont de plus en plus contestés et les explications éclairées des phénomènes humains cèdent la place aux théories du complot, a conclu M. Bridle, le nouvel âge semble en effet sombre.
Parmi les signaux faibles (tendances émergentes) qui ont été signalés au cours des séances parallèles, mentionnons les suivants :
- La montée en puissance de l’enseignement "dégroupé", c’est-à-dire d’un enseignement supérieur dans lequel il ne sera plus nécessaire d’investir trois ou quatre années pour obtenir son diplôme. Au lieu de cela, de plus en plus d’étudiants chercheront à obtenir des certifications basées sur des microcrédits obtenus en ligne auprès d’un éventail d’institutions à travers le monde. Cela définira l’éducation transnationale de demain.

- Le modèle d’offre de connaissances continuera à évoluer afin de s’adapter à la demande des étudiants (par exemple, les cours magistraux disparaîtront).

- La pression mondiale pour que les universités augmentent leurs revenus et réduisent leurs coûts ne cessera de croître.